Pour bienholly139661360648_art comprendre le message qui suit et transmis par une enseignante du 1er degré breton, il faut préciser plusieurs points importants. L’emploi breton des maitres du 1er degré est depuis bientôt quatre ans bloqué par une situation d’enseignants en surnombre. En opposition contre le Ministère et le SGEC, L’enseignement catholique breton s’est entendu avec le rectorat pour bloquer toute intégration 1er degré en Bretagne en conservant tous les lauréats bretons sur notre académie. S’il y a blocage sur les intégrations, la conséquence est tout aussi négative pour le mouvement interne à la Bretagne :

Chaque année depuis 3 ans, lorsque le mois de février approche, c’est l’heure du mouvement de l’emploi ! Super, c’est peut être enfin l’espoir d’avoir MA classe dans une seule école où je vais pouvoir m’investir et faire toutes les activités que je désire.

 Seulement voilà, cela fait trois ans que je suis titulaire d’un ½ temps et de deux ¼ temps. Malgré toute la bonne volonté de chacun, il est difficile de s’investir pleinement lorsqu’il est nécessaire de composer avec trois collègues et plusieurs établissements !

 A chaque demande de mutation aucune proposition ne m’a été faite car il n’y a pas de possibilités. Je le conçois tout à fait car j’ai tout à fait conscience que le mouvement est très compliqué et que peu de moyens nous sont accordés. Seulement, je m’aperçois que les professeurs des écoles titulaires d’un an sont prioritaires par rapport à tous les autres professeurs des écoles et ce, qu’elle que soit leur ancienneté. Je ne peux que vivre cette situation comme une injustice ! Je ne peux m’empêcher de penser que si j’avais obtenu mon concours l’année suivante je ne serais pas dans cette situation. Je me demande même parfois si je n’aurais pas dû avoir un échec pour éviter ça !

N’y-a-t-il pas une modification des priorités à effectuer ? Je comprends tout à fait que chacun doit obtenir un poste mais dans ce cas pourquoi ne pas placer les titulaires de première année sur les postes fractionnées des professeurs des écoles qui ont plus d’ancienneté et dont leur situation est difficile ? Comment expliquer qu’un enseignant qui ait plus de 20 ans d’ancienneté ne puisse changer d’établissement car un titulaire de première année a été nommé sur un des postes sur lequel il avait postulé ? Je n’ai pas de réponses à ces interrogations mais je suis persuadée qu’il existe des solutions pour que chacun y trouve sa place.

Certes, je ne peux parler que de ma situation mais je sais que d’autres enseignants expriment leur mécontentement face à cette situation.

Je vais donc continuer à faire ma demande comme chaque année (et même en faisant la demande pour obtenir deux mi-temps) en espérant que les injustices seront réglées ou que les lois permettront de les résoudre.

5 Responses to RAS-LE-BOL DES INJUSTICES

  1. Beaud dit :

    Je comprends votre désarroi. Passer un concours et ne pas avoir de poste à temps plein temps dans un établissement, cela vous désole. En Pays de Loire, j’ai longtemps siégé en commission académique de l’emploi et nous avons eu la même situation pour les professeurs d’EPS. Je ne sais si vous êtes adhérente au Snec–CFTC .Je vous conseille de contacter les représentants syndicaux CFTC de votre département et d’adhérer si ce n’est déjà fait. Certes, ils ne pourront pas vous donner le poste de vos rêves s’il n’y en a pas…mais ils pourront vous aider petit à petit à améliorer votre situation en suivant de façon plus précise et en étudiant ce qui serait le plus proche de votre domicile: 2 établissements au lieu de 3 par exemple etc…

  2. Piaulet dit :

    J’ai également vécu la situation que vous décrivez et je suis tout à fait d’accord avec le commentaire de Beaud. J’ai adhéré au SNEC-CFTC et j’ai vu ma situation s’améliorer progressivement. Ils ont toujours suivi mes dossiers en commission emploi et ils ont toujours défendu mes intérêts face à des directeurs pas toujours très conciliants. Je suis encore adhérente aujourd’hui et je le regrette vraiment pas. MERCI LE SNEC!!!

  3. Jean-luc dit :

    Pour avoir fait partie d’une CAE élargie pendant de longues années je peux confirmer que certains chefs d’établissements savent très bien comment faire pour que tel ou tel candidat obtienne ou non sa mutation. A mes yeux ce n’est absolument pas normal. J’ai suivi une collègue qui pendant 4 ans n’a pas réussi à changer d’établissement dans son académie. Le jour où son directeur est parti à la retraite … elle a obtenu sa mutation. Alors est-ce un hasard? Je pense que cette dame n’est pas la seule.

  4. Auteur dit :

    Je suis l’auteure de cette lettre et je vous remercie de vos commentaires. Je suis syndiquée depuis que je travaille mais bien que le Snec-CFTC soit présent il ne peut pas aller à l’encontre des lois. Grâce aux actions du syndicat, la procédure d’affectation des surnuméraires sera peut être modifiée. Le mouvement n’a pas encore commencé alors il est possible que les surnuméraires ne soient plus prioritaires… Suite au prochain épisode !

  5. Géraldine dit :

    Bonjour,

    Je suis enseignante titulaire de l’enseignement catholique de Loire-Atlantique et je cherche à rejoindre le Finistère depuis 4 ans. Je n’ai certes pas une ancienneté conséquente (je travaille depuis 2010) mais des impératifs familiaux (rapprochement de conjoint et enfant handicapé à charge) me poussent à renouveler ma demande chaque année.
    Avec ce que je lis ici, je suis bien inquiète quant à ma demande.
    Mais j’ai une question, lorsqu’il est écrit : « En opposition contre le Ministère et le SGEC, L’enseignement catholique breton s’est entendu avec le rectorat pour bloquer toute intégration 1er degré en Bretagne », cela signifie-t-il que le ministère et le SGEC ne cautionnent pas leurs actions?
    J’envisage cette année d’écrire une lettre de recours. Peut-être serait-il plus utile que je l’adresse à la ministre?